Conseil pour l’intégrité scientifique
Le Conseil pour l’intégrité scientifique est autonome dans son organisation. En particulier, il dirige le secrétariat et en assure la surveillance. Il assume la responsabilité des rapports et procède chaque année à une appréciation globale des procédures en matière d’intégrité. Enfin, le Conseil pour l’intégrité scientifique représente le CSCIS.
Le Conseil pour l’intégrité scientifique est constitué de personnalités dotées d’une grande expertise dans ce domaine et reconnues en tant que telles au sein de la communauté scientifique (Rapport explicatif relatif à l’ordonnance du Conseil des hautes écoles sur l’assurance de la qualité en matière scientifique O-AQIS). Il est un comité permanent du Conseil des hautes écoles (art. 7, al. 1 O-AQIS en lien avec art. 15, al. 1, let. c LEHE), qui élit les membres et désigne la présidence et la vice-présidence.
Le Conseil pour l’intégrité scientifique est composé d’au moins trois expertes ou experts de différents domaines d’études et au moins une experte ou un expert qui exerce son activité principalement à l’étranger. Les membres exercent leur mandat personnellement.
Le Conseil actuel est composé de cinq membres, à savoir un président, une vice-présidente et trois membres. Le président, le professeur émérite Edwin Charles Constable, a été élu par la Conférence suisse des hautes écoles (CSHE) lors de sa séance du 8 novembre 2024 comme premier président du Conseil pour l'intégrité scientifique, avec entrée en fonction le 1er janvier 2025. La vice-présidente et les autres membres du Conseil ont été élus par le Conseil des hautes écoles lors de sa séance du 27 novembre 2025 pour un mandat de quatre ans à compter du 1er janvier 2026.

Président Conseil pour l’intégrité scientifique
Prof. em. Dr. Edwin Charles Constable
Edwin Charles Constable est professeur émérite en chimie de l’Université de Bâle. Il a été doyen de la recherche à la Faculté de philosophie et de sciences naturelles ainsi que vice-recteur de la recherche et de la promotion de la relève entre 2011 et 2018. Il a été un des auteurs du code d’intégrité scientifique et a travaillé comme expert pour la création du CSCIS. Il est également président d’Euresearch en Suisse. Il est toujours très engagé dans les sciences chimiques, en tant que président de la division VIII de l’International Union of Pure and Applied Chemistry (IUPAC), membre du conseil scientifique de l’IUPAC et membre du curatorium de la Royal Society of Chemistry.

Vice-présidente Conseil pour l’intégrité scientifique
Prof. ass. Christine Clavien
Après une thèse en philosophie morale et des sciences (Universités de Neuchâtel et Paris I), et un post-doctorat à Columbia University (New York), Christine Clavien a travaillé comme première assistante, puis maître assistante au département d’écologie et d’évolution à l’Université de Lausanne, avant de rejoindre l’Institut Ethique Histoire Humanités en faculté de médecine à l’Université de Genève. Ses recherches se trouvent à l’interface entre différentes sciences (notamment philosophie, biologie, économie, psychologie, médecine, informatique) et intègrent des méthodes à la fois théoriques, qualitatives et quantitatives.
Elle est par ailleurs membre de la Commission Nationale d'Ethique dans le domaine de la médecine humaine (CNE), et du bureau de la Commission Universitaire pour une Recherche Ethique à Genève (CUREG).

Membre Conseil pour l’intégrité scientifique
Prof. em. Dr. iur. Bernhard Ehrenzeller
Bernhard Ehrenzeller a obtenu son habilitation en droit en 1993. Il a été nommé professeur ordinaire de droit public à l’Université de Saint-Gall en 1997. De 1998 à 2020, il a été directeur de l’Institut pour la science et la pratique du droit (Institut für Rechtswissenschaft und Rechtspraxis, IRP-HSG) ainsi que prorecteur pour la recherche entre 2003 et 2011. Il est très actif dans le domaine du droit constitutionnel et a notamment été impliqué dans la révision de la Constitution fédérale (1999) et la législation sur les hautes écoles de la Confédération (2011) et du canton de Saint-Gall (2023) ainsi que dans l’élaboration des bases légales du Centre suisse de compétence pour l’intégrité scientifique (CSCIS). De 2020 à début 2024, il a été recteur de l’Université de Saint-Gall.

Membre Conseil pour l’intégrité scientifique
Prof. em. Dr. med. Matthias Egger
Matthias Egger a étudié la médecine à Berne et l’épidémiologie à la London School of Hygiene & Tropical Medicine. Sa recherche inclut l’épidémiologie clinique et de santé publique (Public Health) du HIV/SIDA, d’Ebola, de la tuberculose ainsi que du COVID-19. Il est reconnu sur le plan international pour ses travaux sur de grandes études de cohorte, ses essais cliniques pragmatiques et ses méta-analyses. Méthodologiquement, il a fourni des contributions sur les biais de publication, les lignes directrices (Reporting Guidelines STROBE, CONSORT) et la méta-analyse de réseau. De 2017 à 2024, Matthias Egger a été président du Conseil de la recherche du Fonds national suisse (FNS) et il a joué un rôle clé en 2020 dans la mise sur pied de la Swiss National COVID-19 Science Task Force, dont il a été le premier président.

Membre Conseil pour l’intégrité scientifique
Dr. Sabine Chai
Conformément à l’ordonnance, Sabine Chai est l’experte du conseil qui est active principalement à l’étranger. Depuis 2022, elle est directrice de l’Agence autrichienne pour l’intégrité scientifique (Österreichische Agentur für wissenschaftliche Integrität, ÖAWI). À ce titre, elle est également membre du ETINED Bureau et de ENRIO. Sabine Chai a étudié la théologie, la sinologie et la science des religions à l’Université de Vienne ainsi que la communication à l’Université d’Etat de San Diego (San Diego State University) et à l’Université du Maryland, College Park (University of Maryland, College Park) (doctorat en 2013) avec spécialisation en communication interculturelle, négociation, persuasion et influence sociale ainsi que méthodologie de la recherche quantitative. Elle a enseigné et a effectué des recherches à l’Université de Western Kentucky (Western Kentucky University), ensuite à icddr,b et dans le cadre de programmes de formation en épidémiologie de terrain (Field Epidemiology Training Programms) à Dacca, au Bangladesh.